mercredi 12 mai 2010

Mon coup de coeur...!



Voilà un an que je prépare ce voyage. Guy et Montri m’ont si souvent parlé de la Thaïlande et surtout de l’association « les amis du vieux tamarin » ; que je rêvais de connaître ce beau pays, plein de contraste.

C’était décidé, ayant 2 grands garçons, je m’envolais vers la Thaïlande pour choisir une petite fille qui grâce à ce parrainage pourra être scolarisée. La modique somme de cent euros que je verserai annuellement à l’association lui permettra aussi de manger à la cantine tous les midis ; le seul repas pris dans la journée pour la plus grande majorité d’entre eux ; compte tenue de la pauvreté qu’il y a dans ce pays.

Le 4 mars 2010, nous voilà enfin au village, à l’école de Ban Sataey. Le directeur nous accueille très chaleureusement. Les enfants, candidats à la bourse d’aide aux études, entrent dans le bureau en file Indienne, et dans le plus grand calme, « quelles émotions !!?? » Ils s’assoyent en tailleurs, le buste bien droit. Tous écoutent très attentivement ce qui se dit. Ils sont au nombre de six, 5 filles et un garçon. J’ai su immédiatement en les voyants que mon choix se porterait sur ce seul petit garçon. Il est vraiment magnifique ; de grands yeux noirs, le regard si doux, il semble très calme et posé.

Après nous avoir présenté, tous les enfants ; le moment est venu de se séparer ils quittent le bureau en nous saluant « le Sawatdee », les deux mains jointes à hauteur du visage et quittent la salle à genoux. Nous sommes pour eux des bienfaiteurs et ils sont très respectueux. C’est alors que Guy me demande si mon coup de cœur a eu lieu… ! Je suis très gênée pour confirmer mon choix par rapport aux autres enfants. Tous ces enfants si touchants, ont tous une histoire dramatique. Ils sont orphelins pour la plupart, élevés par les grands parents et tous espèrent beaucoup.
Ils sont six et méritent tous d’être parrainés. Ils veulent tous faire des études et réussir dans la vie car c’est la seule façon pour eux de s’en sortir, d’être moins malheureux que leur parents et grands parents. Sur ce point, Guy me rassure en m’affirmant que tous les autres enfants trouveront rapidement un parrain…



Après la distribution des vêtements, récoltés en France pour les enfants Thaïlandais et ensuite un repas convivial pris tous ensemble sous le préau de l’école ; nous visitons les classes une à une, des classes occupées par des enfants qui nous saluent. Ils sont sages, studieux et très respectueux.

Nous arrivons dans une classe où je suis présentée au petit garçon, celui que j’ai choisi, il y a quelques minutes auparavant. Ce petit garçon de 11 ans s’appelle Tontal (Palmier). Il est scolarisé depuis peu dans cette école, ayant déménagé suite à la séparation de ses parents. La maman de 36 ans que j’ai eu la joie de rencontrer après la sortie des classes est revenue vivre chez ses parents et travaille en usine. A présent et grâce au parrainage elle va pouvoir chercher un travail plus intéressant sur Bangkok et Tontal sera élevé par ses grands parents.

Ce petit garçon semble très heureux d’être parrainé. Il est très souriant mais aussi très intimidé, son regard est plein d’émotion et de tendresse. Je comprends alors toute l’importance de ce parrainage. Je suis très émue et mes larmes coulent sur mon visage.

Chantal DELFORTRIE

mardi 13 avril 2010

Séjour à Makhamtao de janvier à mars 2010




Lettre d’information

Séjour en Thaïlande de janvier à mars 2010


Au cours de ces trois mois, nous nous sommes rendus à trois reprises à
Ban Makhamtao

1e visite : du 20 au 24 janvier .

A cette occasion, nous avons déposé 268000 baths sur le fonds de la bourse « Kangkorn »et remis à 15 enfants la bicyclette offerte à l’occasion de Noël par leurs parrains et marraines – un très beau vélo acheté sur place coûte 30 euros !-Les petits souvenirs leur ont été donnés lors de nos visites à domicile . Quant aux cadeaux en espèces, ils ont été placés sur le compte scolaire des enfants, à la demande de l’assistante sociale et enseignante Koo Modt qui assure ce poste depuis 30 ans et connaît à fond la situation de tous les enfants et des parents qu’elle a souvent eus eux-mêmes comme élèves.
Koo Modt est aussi membre de l’équipe nationale chargée de réfléchir aux nouvelles méthodes pédagogiques destinées aux collèges du pays ; (dans l’ordre de l’Académie, elle a reçu le troisième prix de récompense nationale ). N’oublions pas que notre école de Ban Sataey est, depuis 2008 , école pilote du département et à ce titre , sert de référence en raison de sa gestion et des résultats scolaires obtenus. Se sentant aidés par « Les Amis du Vieux Tamarin », les enseignants sont conscients d’avoir des conditions de travail privilégiées : école et cantine neuves, restauration de qualité

2e visite – du 11 au 17 février.

Pendant les trois premiers jours, nous étions accompagnés par une famille de parrains de Niort. Guy et moi sommes restés trois autres jours afin de travailler sur plusieurs cas avec les enseignants et nous avons pu concrétiser un de nos désirs : le jumelage de l’école avec le collège Jean Moulin de Marolles . La nécessité de permettre aux enfants d’échanger directement privilégie le rôle du professeur d’anglais de part et d’autre. C’est une toute jeune femme de 23 ans ,sur son premier poste , qui s’en charge à Ban Sataey. Très motivée, elle dit apprécier la chance de pouvoir communiquer avec des étrangers tout en étant en zone rurale. Ce projet trouve un écho très favorable auprès des enfants sachant qu’un bon tiers reçoit l’aide d’un parrain.

Nous avons pu mesurer l’éloignement de certains enfants parrainés ; visitant toutes les familles , il nous a fallu deux jours pour passer dans les neuf villages, à vélo –2e jour : 40 km à pédaler par 35 degrés au soleil- Nous tenions à nous rendre compte de l’état des logements et à apprécier l’évolution des situations en un an.

3e visite – du 3 au 7 mars .

Nous passons ces quatre jours avec le groupe de Marollais parmi lesquels Martine, médecin et marraine , avec elle nous avons visité à trois reprises une petite filleule de 6 ans, orpheline et atteinte du sida- notre deuxième cas-
Nous déposons aussi la somme de 100858 baths sur le fonds « Kangkorn » Alimenté à chaque venue, le fonds atteindra cette année 1500000 baths ce qui nous permet de commencer les démarches pour qu’il devienne une Fondation.

Trop d’enfants vivent encore dans des maisons faites de quatre murs de planches ,couverts avec des tôles qui ne les protègent guère durant la mousson., telle la petite Vanessa, filleule de Martine, qui vit chez ses grands-parents ,ainsi que ses trois sœurs, dans une maison à même le sol , dont le plafond culmine à 1,70m : on n’y tient donc pas debout. Murs et plafond sont en vieilles tôles rouillées et chaque année, la maison baigne dans 50 cm d’eau pendant six à huit semaines ; il faut donc demander asile à la famille .Les grands parents, exemplaires travaillent encore dans les rizières, à plus de 75 ans, mais le salaire est si faible qu’ils ne peuvent pas s’en sortir ; la mère travaille à Bangkok et ne peut guère aider – quant aux quatre pères, c’est une autre affaire !Trois des fillettes sont parrainées.
Or depuis deux ans , notre souhait était de trouver des fonds pour leur bâtir une maison hors d’eau pendant la mousson .Très touchés par la situation, Martine et François décident de prendre en charge 80% du coût, qui s’élève à 3000 euros. Quarante-huit heures plus tard, nous avons en mains le plan conçu par Koo Modt et trois semaines après nous apprenons que les voisins aidaient à la construction pour en diminuer le coût ,inversant quelque peu la devise
« Le ciel t’a aidé, alors bouge toi »Nous vous tiendrons informés car il manquerait entre 500 et 1000 euros pour boucler le budget.

Lors de nos visites , nous avions également noté le cas particulier mais pas si rare, de la maman d’une de nos filleules, née avec les doigts palmés : à terme elle aurait perdu l’usage d’une main .Avec Martine, nous l’avons reçue. L’annulaire et le majeur de sa main gauche soudés par leur extrémité pouvant être séparés, et la partie chirurgicale proprement dite étant prise en charge par l’état, Koo Modt et ses amis médecins ont pu monter le dossier, sachant que « Les Amis du Vieux Tamarin » se chargeraient de régler tous les frais externes à l’opération , prévue pour le début d’avril.
Dans l’ensemble, nous avons constaté une amélioration : les villages se remettent petit à petit des inondations de l’hiver 2008-2009. Le prix du riz a baissé mais reste encore trop élevé eu égard à la modicité des salaires des ouvriers agricoles :150 baths environ par jour. A titre d’exemple, ce salaire équivaut en ce moment à 6 kilos de riz ou 5 litres de carburant ou encore 3 kilos d’oranges.

Autre pays, autre culture .



Lors de nos passages dans les familles, les demandes de photos reviennent sans cesse : en Asie, on rend presque un culte à la photo Les portraits des ancêtres, ceux des membres de la famille et, bien sûr les vôtres, ornent les murs ou trônent sur le téléviseur, témoins de l’importance qui leur est donnée mais cela nécessite des photos de qualité qui ne deviennent pas rouges ou vertes au bout de six mois !Pour notre prochain voyage, merci de prévoir des tirages de qualité de leur « papa ou maman » de France : vous êtes , à 10000 kilomètres de là, leur espoir d’une vie meilleure . Il leur faut la plus belle des photos !
Vous attendez du courrier …qui n’arrive pas ou qui est si court, si maladroit. si vide de renseignements….. Pourquoi écrire quand tout va bien ? Lorsque vous, parrains vous montrez intéressés par la vie, l’environnement, la famille de vos filleuls, vous créez chez eux un désir de contact, qui ne va pas de soi quand on sait que, même si la ville la plus proche n’est qu’à 30 kilomètres, on n’y va guère plus d’une ou deux fois l’an. Le voyage coûte cher ; on ne se déplace pas pour flâner dans les boutiques, mais pour une raison médicale impérative ou pour aller « à la grande école ».
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Les Asiatiques sont réservés et effacés .Les enfants des villages proches nous craignent moins, et parfois nous servent de guides mais il faut penser qu’au tout premier contact, dans les villages plus éloignés, ils découvrent des visages blancs qui les impressionnent beaucoup ; ils n’osent pas parler, et de par leur culture, se jugent inférieurs.


Toute cette joie dans le regard des enfants, grâce à votre aide, chers parrains, nous vous la transmettons mais n’attendez pas de nous d’être les messagers de leurs mercis – vous le savez ou vous l’ignorez : un Bouddhiste ne s’exprimera pas ou peu – sa vie même est un merci . A lui de rendre à son prochain, plus tard ce qu’il a reçu de vous, philosophie si sage, s’étirant en une longue chaîne tendue vers le bonheur. « Si tu peux le faire, tu dois le faire »
Mais nous,Guy et Montri, nous vous le disons, ce MERCI

mardi 24 mars 2009

Lettre de Héro pour Marie-Christine



Lettre d’Héro pour Marie

Bonjour Maman Marie,

Comment allez-vous ? Pardonnez-moi de ne pas vous avoir écrit plus tôt. Mais je tiens à vous remercier de m’avoir fait parvenir votre don, je mettrai les sommes que vous m’avez données sur mon livret d’Epargne afin que je puisse poursuivre mes études pour mon avenir. Vos dons m’aideront beaucoup pour mes études, les fournitures et les frais de transport. Je ne veux pas être comme mon oncle qui est paresseux et ne travaille jamais.

Je suis parti de Makhamtao pour vivre chez mon oncle et ma tante. J’ai une maladie qui m’a été transmise à ma naissance par ma mère. Mais j’ai eu de la chance dernièrement , car j’ai eu le traitement à temps, autrement je serais mort ! Le médecin m’a dit que j’étais séropositif et que la maladie s’était déclarée. Comme je vis avec mon oncle et ma tante je les appelle Papa et Maman aussi . Si j’étais resté chez ma grand-mère au village, je n’aurais pas eu de soins comme maintenant car elle n’a pas d’argent pour le transport vers l’hôpital ni pour acheter les médicaments. Ici c’est plus facile pour moi ; l’hôpital est tout près et il y a des bus qui passent devant la maison. Avec ma tante j’ai des repas équilibrés et j’ai pris 10 Kg depuis mon arrivée ici. A chaque fois que j’ai une visite médicale , j’ai une prise de sang obligatoire afin de contrôler l’évolution des plaquettes dans mon sang. Mais pour la dernière visite, le médecin a trouvé qu’il n’était pas nécessaire de le faire car j’avais pris du poids . Comme j’étais content !

Pendant que je vivais chez ma grand-mère , j’ai dépensé votre bourse en totalité en peu de temps ; mais avec Papa et Maman, je n’ai jusqu’ici rien dépensé ; je ne fais que placer l’argent sur mon compte à la banque car tous les deux, travaillent et ont un salaire. J’ai mon propre compte bancaire et j’ai mes économies à présent. Je suis sûr que j’aurai besoin de cette somme un jour. Pour mon avenir, je ne sais pas ! Je n’en veux à personne pour la malchance d’avoir attrapé cette maladie ; comme dit Maman, il ne faut pas être traumatisé , le cancer est plus dangereux aujourd’hui ; le plus important est de se garder en bonne forme.
Enfin , Maman Marie , je vous remercie beaucoup de votre aide, je vous fais une promesse d’homme à homme ; je serai une bonne personne je ne serai pas une poubelle de la société.

Respectueusement,

Héro

Lettre de Manita II





Manita pour famille Minard 1e Lettre
Très chère grande sœur Julie,

Comment allez-vous Quel temps fait- il en France ? Est-ce qu’il fait froid ? En Thaïlande ; il ne fait que 20°, il commence à faire froid. Ma mère adoptive a sorti de vieux pull-overs pour les laver afin que je puisse les porter. Heureusement , je peux les porter encore ; je n’ai pas beaucoup grandi . Le temps est changeant ; parfois il pleut ; parfois il y a du vent. C’est pour cela que mes frères et mes sœurs sont tous malades. A chacun son tour il a fallu voir le médecin.
Papa, Maman et ma sœur Julie, j’ai quelque chose à vous raconter. Le 13 septembre , nous avons eu les inondations au village ; notre maison n’a pas été épargnée, l’eau est arrivée jusqu’au plancher, on n’avait presque plus de place pour vivre dans la maison. Dans les rizières de mes parents, les récoltes sont toutes perdues. Aucun champ ni verger n’a été épargné ; tout le monde a souffert . Tout l’argent investi dans les semences et tout le travail sont perdus . Les villageois se sont même endettés. Le 19 septembre , c’était mon 9e anniversaire et pour la 1e fois , je n’ai pas eu droit à mon gâteau d’anniversaire : il n’y avait pas d’argent à la maison. J’étais déçue au fond de moi-même, mais je n’ai rien dit. Je réalisais que nous étions sans argent. Nous devons penser à la nourriture avant tout. Chacun doit être économe, à cette période des inondations. Mon cartable et mes livres, cahiers, chaussettes et etc. ont été endommagés . Lorsque l’eau s’est retirée, j’ai fait l’inventaire de ce qu’il me restait. Heureusement pour moi, j’ai encore votre bourse en réserve pour m’acheter d’autre matériel scolaire. C’est pour cela que j’ai demandé au professeur de m’accorder un versement exceptionnel . Je tiens encore à vous remercier pour votre aide , vous mes parents adoptifs .
Papa, Maman, j’aimerais bien avoir un ordinateur. J’ai vu des ordinateurs d’occasion en vente pour 6000 bath. A présent , je suis entrain d’économiser pour cela . Si un jour mes économies sont importantes , je vous demanderai la permission Papa, Maman de compléter le reste avec votre bourse qui reste dans mon compte de l’école. J’aimerais que ma mère adoptive installe Internet pour moi car l’Internet est capable de donner des informations sur toutes sortes de choses dans le domaine des études, des connaissances générales , et aussi dans les choses très amusantes. En ce moment, ma grande sœur m’enseigne comment utiliser Internet en essayant de chercher des réponses dans mes devoirs par www.google-co.th. Parfois pour les devoirs des professeurs nous ne trouvons pas toutes les réponses dans nos livres scolaires. Il arrive qu’avec ma grande sœur, nous allions à l’école pour utiliser Internet qui est gratuit , sur le site www.google.co.th et nous imprimons tous les documents nécessaires ; c’est très utile et j’adore….

Je vous raconte ma longue histoire ; j’ai peur que vous soyez ennuyés pour cela. En tous cas, si vous avez le temps écrivez-moi S.V.P. et racontez-moi votre histoire et de votre maison en France.
Enfin, je prie Dieu du monde entier de vous protéger et de vous rendre heureux pour toujours.

Respectueusement,
JIN
Manita Pundee

Lettre de Duanpen BOOTSRI




Lettres des enfants Jan 09 II

Mlle Duanpen BOOTSRI pour Fam. Ballue Sylvie et Vincent

57 MOO 11, Ban Phommathin, T. Lhumkao, Kok Somrong, Lopburi 15120

Le 10 November 2008


Chers Sylvie et Vincent,

Bonjour, je m’appelle Duanpen BOOTSRI, je suis la personne à qui vous avez accordé la bourse que je suis très heureuse d avoir. On peut dire que je suis des plus chanceuses de bénéficier de votre générosité. Votre bourse m’est très utile ; grâce à vous j’arrive au niveau Bac Professionnel 1. A ce niveau là c’est après la troisième. Cette année je suis dans ma deuxième année et j’ai déjà terminé mon premier trimestre, mes notes sont 3.66 sur 4, comme vous pouvez le constater avec le bulletin accompagnant mon courrier. Pour mon deuxième trimestre de 2e année, je fais des stages dans un établissement depuis 4 semaines ; cela a commencé le lundi 13 octobre et de termine le vendredi 12 décembre 2008 , au total 9 semaines de stage. Quand mon stage sera terminé, je retournerai à mes études normalement. Le stage est obligatoire pour les étudiants en comptabilité 2e année ; il se fait toujours au cours du 2e trimestre de chaque année. Mon stage consiste à être vendeuse dans une coopérative et à la fin de la journée je fais le compte des recettes pour la responsable. Je commence à 7H30 et termine à 14H30 . Ensuite je rentre dans ma chambre. En ce moment je vis dans une chambre d’étudiante qui se trouve près du collège. J’ai choisi cette solution car la maison familiale est trop loin du collège. Aucun bus ne passant devant la maison , il me fallait un autre moyen de locomotion pour aller jusqu’à l’arrêt de bus . Pour cette raison ma grand’mère qui ne voulait déranger personne a décidé de m’envoyer en pension en ville. Je réside dans une pension uniquement pour les filles, dont le loyer est de 2000 Bath (40€) par mois, eau et électricité non comprises. En ce moment c’est dur pour le loyer car je reste du lundi au vendredi à la pension, les samedis et les dimanches je retourne à la maison ; j’aide ma grand’mère à vendre des légumes que nous produisons nous-mêmes.

Le vendredi 24 octobre 2008, j’ai eu un accident de voiture en rentrant à la maison, je suis restée deux à trois jours à la maison . Ensuite, je suis retournée continuer mon stage car je ne voulais pas manquer trop longtemps : j’avais peur de perdre des points pour la suite de mes études. A présent je me suis bien remise de cet accident. Je pense toujours que vous êtes comme ma troisième mère. Ma première mère est celle qui m’a donné la vie, ma deuxième est ma grand’mère, celle qui me nourrit depuis l’ âge de 2 ans, après avoir perdu maman dans un accident de voiture. Enfin ma troisième mère, c’est vous, qui avez la générosité de m’accorder la chance de poursuivre mes études. Sans vous je ne serais pas arrivée dans mes études jusqu’ici. J’aime et j’adore étudier. Je suis très heureuse de faire mes études bien que de temps en temps , je rencontre des difficultés , mais je ne me fais pas de souci. Je réalise que l’éducation apporte un plus pour soi-même en connaissances et que plus étudie mieux on apprend.
Je vais faire de mon mieux pour que mes grands-parents et ceux qui me sont chers ne soient pas déçus de moi.

Enfin, je vous remercie beaucoup pour tout . En tant que Thaïlandaise, je vous invite à venir visiter note pays car il y a beaucoup d’endroits à visiter. Si cela vous dit, je vous invite à venir dans mon village où se trouve le centre des recherches archéologiques . On y trouve des squelettes de plus de mille ans , des poteries et des bijoux de cette époque. Si cela ne vous dérangeait pas, j’ ’aimerais avoir une ou deux photos en souvenir de vous. A l’avance je vous remercie.

Respectueusement,


Mlle Duanpen BOOTSRI

dimanche 22 mars 2009


THAILANDE JANVIER 2009

Après avoir parcouru Bangkok pendant 3 jours, nous avons pris très tôt le matin la direction de Makhamtao .Visite du site historique de Ayutthaya (ancienne capitale) repas sur le site puis départ pour Lopburi. Arrêt pour rendre visite au petit filleul de Marie-Christine. Premier contact avec un enfant parrainé. Guy et Montri nous expliquent le cas très douloureux de ce petit garçon atteint du Sida et nous entrons de suite dans l’émotion. G+M remettent l’argent de la part d’un ami de sa marraine en expliquent à l’enfant qu’il faut bien travaillé et surtout bien se nourrir. Il a repris 10kg en 1 an ce qui est très bien, il suivra son traitement car il tousse encore. Sa tante nous assure que l’argent lui est bien destiné et qu’ils vont habités en face d’où ils habitent, dans une maison bien confortable.
Départ vers Makhamtao et nous y sommes arrivés vers 18h. Nous faisons la connaissance à Nim, la nièce, puis nous rencontrons Somport, le frère aîné de Montri. Le soir nous dînons chez Naree où Nim nous fait découvrir sa délicieuse cuisine. Joyeuse ambiance avec les neveux et nièces. Soudain, d’un camarade de classe de Montri s'est présenté devant nous, avec très pressant et beaucoup alcoolisé qui fait rire tout le monde.
Première nuit dans la maison traditionnelle thaïe à Makhamtao. Réveil matinal au chant du coq et aux litanies du dimanche cela change de la vie grouillante de Bangkok. Après la petite déjeunée, nous prenons la direction le vieux tamarin, le temple du Makhamtao et ses cheidis, visite guidée par Guy et Montri.
Après le déjeuner en route pour la rencontre avec les filleules. La première rencontre fut pour Monique et Jpp ; Kaivaline nous attends avec ses grands parents et son frère .Contact assez intimidant entre des Farangs qui étreignent les filleuls et des enfants peut habitués aux contacts. G+M nous présentent les grand parents photos, visite de la maison et de la porcherie(attention les odeurs) tout est sobre mais propre. Contrôle par le prof. Montri des résultats de Kaivaline et de son frère très apprécié pour son travail de jardinage à la maison.
La seconde rencontre fut plus difficile .nous partons guidés vers la maison de Wilawon mais celle ci, impatiente passe par un raccourci, ‘Hip’, une petite fille sur un vélo et très dégourdie, elle nous ramène notre filleule .les contacts sont un peu plus faciles, mais restent tendus (problème de langage), nous attendons la jumelle Walawon, hélas elle est malade.
Nous partons tous pour la journée à Lopburi. Visite du temple en bois tout en teck qui se trouver au pied de Kao Wongphrajanne, le plus grand montage de Lopburi, lieu de pilerinage pour les bouddhistes. Visite du centre de spiritisme « Samphakarn » de Lopburi, l’ancien palais, puis shopping. Quelle transition pour ces enfants entre la simplicité du village et l’opulence de la ville. Les marraines veulent faire comme avec leurs petites filles ,mais comment choisir devant tant de chose. Après les conseils de G+M nous finissons les achats. A 16h nous demandons leurs désirs et à l’unanimité ils demande le KFC (Mac-do au poulet). C’est un vrai plaisir de les voir manger autre chose que du riz.(coca, poulet et frites)
Nous rentrons au village avec des enfants tout sourire et heureux .Après une journée si riche nous rendons les filleules aux grands parents qui nous remercient chaleureusement.
Le lendemain visite pour l’école de Ban Sataey Accueil très courtois pour G+M et les parrains par le directeur et les profs. G+M remettent d’importantes sommes d’argents pour l’association et tous les parrains de la Sarthe et d’ailleurs. Remise par Monique des sommes de Cathou, Gégé, Joel et Nanou pour les orphelins. Yvonne remet un jeu complet de maillots de Château-gombert (club marseillais) pour les ados. Nous sommes invités à partager le repas avec les profs. nous croisons nos filleules qui sont très intimidées .les profs et les élèves rentrent en cours dans un silence respectueux.
Hélas le plus dur nous attends .Guy & Montri nous avaient annoncé 10 cas et ce sont 23 qui nous sont présentés. d’abord 10 orphelins .l’assistante sociale nous explique chaque cas. Montri traduit, Guy explique devant la camera de JPP et je photographie chaque enfant pour les identifier. Plus on avance plus c’est dur, les mots sont rares, mais pesants devant tous ces enfants qui sont très intimidés mais cherche en nous l’espoir .nous avons tous les larmes aux yeux et les lunettes sont bien pratiques pour cacher notre tristesse .en ce jour nous comprenons comment cela est dur pour G+M de faire des choix.
Après ce moment difficile nous restons un peu avec tous les enfants et l’assistante sociale .Monique et Yvonne distribuent les crayons et stylos offert par les donateurs .les enfants sont ravis et intimidés par ces dames blondes parmi eux.
Nous quittons l’école avec le sentiment que nous faisons peu mais que G+M font un travail formidable
En fin d’après midi nous allons au village rencontré d’autres familles.
Les cas sont aussi très lourds mais on sent beaucoup la solidarité familiale .malgré la vétusté des habitations les enfants semblent heureux Merci a ces mamies et tantes pour l’amour et la protection qu’elles portent à ces enfants( jusqu’à 18 dans une famille)et dans des conditions parfois très précaires(1.5 m d’eau dans la maison pendant la mousson).
Nous quittons le village entouré d’ une multitude d’enfants qui nous réjouit d’avoir amené un tout petit peu d’espoir et qui nous fait relativisé nos problèmes .
Merci à vous 2 de nous avoir fait connaître, aimé votre pays et d’avoir pu rencontré notre filleule Wilawon.
Yvonne+Jacky