Comment allez-vous ? Pardonnez-moi de ne pas vous avoir écrit plus tôt. Mais je tiens à vous remercier de m’avoir fait parvenir votre don, je mettrai les sommes que vous m’avez données sur mon livret d’Epargne afin que je puisse poursuivre mes études pour mon avenir. Vos dons m’aideront beaucoup pour mes études, les fournitures et les frais de transport. Je ne veux pas être comme mon oncle qui est paresseux et ne travaille jamais.
Je suis parti de Makhamtao pour vivre chez mon oncle et ma tante. J’ai une maladie qui m’a été transmise à ma naissance par ma mère. Mais j’ai eu de la chance dernièrement , car j’ai eu le traitement à temps, autrement je serais mort ! Le médecin m’a dit que j’étais séropositif et que la maladie s’était déclarée. Comme je vis avec mon oncle et ma tante je les appelle Papa et Maman aussi . Si j’étais resté chez ma grand-mère au village, je n’aurais pas eu de soins comme maintenant car elle n’a pas d’argent pour le transport vers l’hôpital ni pour acheter les médicaments. Ici c’est plus facile pour moi ; l’hôpital est tout près et il y a des bus qui passent devant la maison. Avec ma tante j’ai des repas équilibrés et j’ai pris 10 Kg depuis mon arrivée ici. A chaque fois que j’ai une visite médicale , j’ai une prise de sang obligatoire afin de contrôler l’évolution des plaquettes dans mon sang. Mais pour la dernière visite, le médecin a trouvé qu’il n’était pas nécessaire de le faire car j’avais pris du poids . Comme j’étais content !
Pendant que je vivais chez ma grand-mère , j’ai dépensé votre bourse en totalité en peu de temps ; mais avec Papa et Maman, je n’ai jusqu’ici rien dépensé ; je ne fais que placer l’argent sur mon compte à la banque car tous les deux, travaillent et ont un salaire. J’ai mon propre compte bancaire et j’ai mes économies à présent. Je suis sûr que j’aurai besoin de cette somme un jour. Pour mon avenir, je ne sais pas ! Je n’en veux à personne pour la malchance d’avoir attrapé cette maladie ; comme dit Maman, il ne faut pas être traumatisé , le cancer est plus dangereux aujourd’hui ; le plus important est de se garder en bonne forme. Enfin , Maman Marie , je vous remercie beaucoup de votre aide, je vous fais une promesse d’homme à homme ; je serai une bonne personne je ne serai pas une poubelle de la société.
Manita pour famille Minard 1e Lettre Très chère grande sœur Julie,
Comment allez-vous Quel temps fait- il en France ? Est-ce qu’il fait froid ? En Thaïlande ; il ne fait que 20°, il commence à faire froid. Ma mère adoptive a sorti de vieux pull-overs pour les laver afin que je puisse les porter. Heureusement , je peux les porter encore ; je n’ai pas beaucoup grandi . Le temps est changeant ; parfois il pleut ; parfois il y a du vent. C’est pour cela que mes frères et mes sœurs sont tous malades. A chacun son tour il a fallu voir le médecin. Papa, Maman et ma sœur Julie, j’ai quelque chose à vous raconter. Le 13 septembre , nous avons eu les inondations au village ; notre maison n’a pas été épargnée, l’eau est arrivée jusqu’au plancher, on n’avait presque plus de place pour vivre dans la maison. Dans les rizières de mes parents, les récoltes sont toutes perdues. Aucun champ ni verger n’a été épargné ; tout le monde a souffert . Tout l’argent investi dans les semences et tout le travail sont perdus . Les villageois se sont même endettés. Le 19 septembre , c’était mon 9e anniversaire et pour la 1e fois , je n’ai pas eu droit à mon gâteau d’anniversaire : il n’y avait pas d’argent à la maison. J’étais déçue au fond de moi-même, mais je n’ai rien dit. Je réalisais que nous étions sans argent. Nous devons penser à la nourriture avant tout. Chacun doit être économe, à cette période des inondations. Mon cartable et mes livres, cahiers, chaussettes et etc. ont été endommagés . Lorsque l’eau s’est retirée, j’ai fait l’inventaire de ce qu’il me restait. Heureusement pour moi, j’ai encore votre bourse en réserve pour m’acheter d’autre matériel scolaire. C’est pour cela que j’ai demandé au professeur de m’accorder un versement exceptionnel . Je tiens encore à vous remercier pour votre aide , vous mes parents adoptifs . Papa, Maman, j’aimerais bien avoir un ordinateur. J’ai vu des ordinateurs d’occasion en vente pour 6000 bath. A présent , je suis entrain d’économiser pour cela . Si un jour mes économies sont importantes , je vous demanderai la permission Papa, Maman de compléter le reste avec votre bourse qui reste dans mon compte de l’école. J’aimerais que ma mère adoptive installe Internet pour moi car l’Internet est capable de donner des informations sur toutes sortes de choses dans le domaine des études, des connaissances générales , et aussi dans les choses très amusantes. En ce moment, ma grande sœur m’enseigne comment utiliser Internet en essayant de chercher des réponses dans mes devoirs par www.google-co.th. Parfois pour les devoirs des professeurs nous ne trouvons pas toutes les réponses dans nos livres scolaires. Il arrive qu’avec ma grande sœur, nous allions à l’école pour utiliser Internet qui est gratuit , sur le site www.google.co.th et nous imprimons tous les documents nécessaires ; c’est très utile et j’adore….
Je vous raconte ma longue histoire ; j’ai peur que vous soyez ennuyés pour cela. En tous cas, si vous avez le temps écrivez-moi S.V.P. et racontez-moi votre histoire et de votre maison en France. Enfin, je prie Dieu du monde entier de vous protéger et de vous rendre heureux pour toujours.
Mlle Duanpen BOOTSRI pour Fam. Ballue Sylvie et Vincent
57 MOO 11, Ban Phommathin, T. Lhumkao, Kok Somrong, Lopburi 15120
Le 10 November 2008
Chers Sylvie et Vincent,
Bonjour, je m’appelle Duanpen BOOTSRI, je suis la personne à qui vous avez accordé la bourse que je suis très heureuse d avoir. On peut dire que je suis des plus chanceuses de bénéficier de votre générosité. Votre bourse m’est très utile ; grâce à vous j’arrive au niveau Bac Professionnel 1. A ce niveau là c’est après la troisième. Cette année je suis dans ma deuxième année et j’ai déjà terminé mon premier trimestre, mes notes sont 3.66 sur 4, comme vous pouvez le constater avec le bulletin accompagnant mon courrier. Pour mon deuxième trimestre de 2e année, je fais des stages dans un établissement depuis 4 semaines ; cela a commencé le lundi 13 octobre et de termine le vendredi 12 décembre 2008 , au total 9 semaines de stage. Quand mon stage sera terminé, je retournerai à mes études normalement. Le stage est obligatoire pour les étudiants en comptabilité 2e année ; il se fait toujours au cours du 2e trimestre de chaque année. Mon stage consiste à être vendeuse dans une coopérative et à la fin de la journée je fais le compte des recettes pour la responsable. Je commence à 7H30 et termine à 14H30 . Ensuite je rentre dans ma chambre. En ce moment je vis dans une chambre d’étudiante qui se trouve près du collège. J’ai choisi cette solution car la maison familiale est trop loin du collège. Aucun bus ne passant devant la maison , il me fallait un autre moyen de locomotion pour aller jusqu’à l’arrêt de bus . Pour cette raison ma grand’mère qui ne voulait déranger personne a décidé de m’envoyer en pension en ville. Je réside dans une pension uniquement pour les filles, dont le loyer est de 2000 Bath (40€) par mois, eau et électricité non comprises. En ce moment c’est dur pour le loyer car je reste du lundi au vendredi à la pension, les samedis et les dimanches je retourne à la maison ; j’aide ma grand’mère à vendre des légumes que nous produisons nous-mêmes.
Le vendredi 24 octobre 2008, j’ai eu un accident de voiture en rentrant à la maison, je suis restée deux à trois jours à la maison . Ensuite, je suis retournée continuer mon stage car je ne voulais pas manquer trop longtemps : j’avais peur de perdre des points pour la suite de mes études. A présent je me suis bien remise de cet accident. Je pense toujours que vous êtes comme ma troisième mère. Ma première mère est celle qui m’a donné la vie, ma deuxième est ma grand’mère, celle qui me nourrit depuis l’ âge de 2 ans, après avoir perdu maman dans un accident de voiture. Enfin ma troisième mère, c’est vous, qui avez la générosité de m’accorder la chance de poursuivre mes études. Sans vous je ne serais pas arrivée dans mes études jusqu’ici. J’aime et j’adore étudier. Je suis très heureuse de faire mes études bien que de temps en temps , je rencontre des difficultés , mais je ne me fais pas de souci. Je réalise que l’éducation apporte un plus pour soi-même en connaissances et que plus étudie mieux on apprend. Je vais faire de mon mieux pour que mes grands-parents et ceux qui me sont chers ne soient pas déçus de moi. Enfin, je vous remercie beaucoup pour tout . En tant que Thaïlandaise, je vous invite à venir visiter note pays car il y a beaucoup d’endroits à visiter. Si cela vous dit, je vous invite à venir dans mon village où se trouve le centre des recherches archéologiques . On y trouve des squelettes de plus de mille ans , des poteries et des bijoux de cette époque. Si cela ne vous dérangeait pas, j’ ’aimerais avoir une ou deux photos en souvenir de vous. A l’avance je vous remercie.
Respectueusement,
Mlle Duanpen BOOTSRI
dimanche 22 mars 2009
THAILANDE JANVIER 2009
Après avoir parcouru Bangkok pendant 3 jours, nous avons pris très tôt le matin la direction de Makhamtao .Visite du site historique de Ayutthaya (ancienne capitale) repas sur le site puis départ pour Lopburi. Arrêt pour rendre visite au petit filleul de Marie-Christine. Premier contact avec un enfant parrainé. Guy et Montri nous expliquent le cas très douloureux de ce petit garçon atteint du Sida et nous entrons de suite dans l’émotion. G+M remettent l’argent de la part d’un ami de sa marraine en expliquent à l’enfant qu’il faut bien travaillé et surtout bien se nourrir. Il a repris 10kg en 1 an ce qui est très bien, il suivra son traitement car il tousse encore. Sa tante nous assure que l’argent lui est bien destiné et qu’ils vont habités en face d’où ils habitent, dans une maison bien confortable. Départ vers Makhamtao et nous y sommes arrivés vers 18h. Nous faisons la connaissance à Nim, la nièce, puis nous rencontrons Somport, le frère aîné de Montri. Le soir nous dînons chez Naree où Nim nous fait découvrir sa délicieuse cuisine. Joyeuse ambiance avec les neveux et nièces. Soudain, d’un camarade de classe de Montri s'est présenté devant nous, avec très pressant et beaucoup alcoolisé qui fait rire tout le monde. Première nuit dans la maison traditionnelle thaïe à Makhamtao. Réveil matinal au chant du coq et aux litanies du dimanche cela change de la vie grouillante de Bangkok. Après la petite déjeunée, nous prenons la direction le vieux tamarin, le temple du Makhamtao et ses cheidis, visite guidée par Guy et Montri. Après le déjeuner en route pour la rencontre avec les filleules. La première rencontre fut pour Monique et Jpp ; Kaivaline nous attends avec ses grands parents et son frère .Contact assez intimidant entre des Farangs qui étreignent les filleuls et des enfants peut habitués aux contacts. G+M nous présentent les grand parents photos, visite de la maison et de la porcherie(attention les odeurs) tout est sobre mais propre. Contrôle par le prof. Montri des résultats de Kaivaline et de son frère très apprécié pour son travail de jardinage à la maison. La seconde rencontre fut plus difficile .nous partons guidés vers la maison de Wilawon mais celle ci, impatiente passe par un raccourci, ‘Hip’, une petite fille sur un vélo et très dégourdie, elle nous ramène notre filleule .les contacts sont un peu plus faciles, mais restent tendus (problème de langage), nous attendons la jumelle Walawon, hélas elle est malade. Nous partons tous pour la journée à Lopburi. Visite du temple en bois tout en teck qui se trouver au pied de Kao Wongphrajanne, le plus grand montage de Lopburi, lieu de pilerinage pour les bouddhistes. Visite du centre de spiritisme « Samphakarn » de Lopburi, l’ancien palais, puis shopping. Quelle transition pour ces enfants entre la simplicité du village et l’opulence de la ville. Les marraines veulent faire comme avec leurs petites filles ,mais comment choisir devant tant de chose. Après les conseils de G+M nous finissons les achats. A 16h nous demandons leurs désirs et à l’unanimité ils demande le KFC (Mac-do au poulet). C’est un vrai plaisir de les voir manger autre chose que du riz.(coca, poulet et frites) Nous rentrons au village avec des enfants tout sourire et heureux .Après une journée si riche nous rendons les filleules aux grands parents qui nous remercient chaleureusement. Le lendemain visite pour l’école de Ban Sataey Accueil très courtois pour G+M et les parrains par le directeur et les profs. G+M remettent d’importantes sommes d’argents pour l’association et tous les parrains de la Sarthe et d’ailleurs. Remise par Monique des sommes de Cathou, Gégé, Joel et Nanou pour les orphelins. Yvonne remet un jeu complet de maillots de Château-gombert (club marseillais) pour les ados. Nous sommes invités à partager le repas avec les profs. nous croisons nos filleules qui sont très intimidées .les profs et les élèves rentrent en cours dans un silence respectueux. Hélas le plus dur nous attends .Guy & Montri nous avaient annoncé 10 cas et ce sont 23 qui nous sont présentés. d’abord 10 orphelins .l’assistante sociale nous explique chaque cas. Montri traduit, Guy explique devant la camera de JPP et je photographie chaque enfant pour les identifier. Plus on avance plus c’est dur, les mots sont rares, mais pesants devant tous ces enfants qui sont très intimidés mais cherche en nous l’espoir .nous avons tous les larmes aux yeux et les lunettes sont bien pratiques pour cacher notre tristesse .en ce jour nous comprenons comment cela est dur pour G+M de faire des choix. Après ce moment difficile nous restons un peu avec tous les enfants et l’assistante sociale .Monique et Yvonne distribuent les crayons et stylos offert par les donateurs .les enfants sont ravis et intimidés par ces dames blondes parmi eux. Nous quittons l’école avec le sentiment que nous faisons peu mais que G+M font un travail formidable En fin d’après midi nous allons au village rencontré d’autres familles. Les cas sont aussi très lourds mais on sent beaucoup la solidarité familiale .malgré la vétusté des habitations les enfants semblent heureux Merci a ces mamies et tantes pour l’amour et la protection qu’elles portent à ces enfants( jusqu’à 18 dans une famille)et dans des conditions parfois très précaires(1.5 m d’eau dans la maison pendant la mousson). Nous quittons le village entouré d’ une multitude d’enfants qui nous réjouit d’avoir amené un tout petit peu d’espoir et qui nous fait relativisé nos problèmes . Merci à vous 2 de nous avoir fait connaître, aimé votre pays et d’avoir pu rencontré notre filleule Wilawon. Yvonne+Jacky
Très chers papa et maman, bonjour ma grande sœur adorable à moi, Julie.
Aujourd’hui je viens de terminer mes devoirs et j’en profite pour vous écrire. A présent, je suis dans la classe P4 (CM1), Les études sont de plus en plus dures pour moi. Je commence à apprendre l’anglais mais j’ai du mal à comprendre ! Nous débutons les conversations, et nous apprenons à nous présenter ; j’espère que plus tard je pourrailire et comprendre davantage. J’ai l’intention de bien travailler afin que je puisse communiquer avec vous en anglais. Le 19 septembre, j’aurai 9 ans. Une écolière de mon âge devrait être dans la classede CE2, mais je suis en avance car mes parents m’ont envoyéeà l’école très tôt. De ce fait je suis la plus jeune de ma classe. Je suis capable de suivre tout le monde.
Etma grande sœur, Julie, dans quelle classe est-elle ? En ce moment en Thaïlande, il y a beaucoup de problèmes dans le domainepolitique. L’économie est à son plus bas niveau . Le riz et toutes les autres denrées alimentairessont devenus plus chers . Le riz que nous mangeons quotidiennement a vu son prix doublé ! Tout le monde se plaint, les salaires de mes parents n’ont pas augmenté, mais la vie est bien plus chère.
J’essaie d’aider mes parents en faisant moins de dépenses. Le vendredi 20 juin, les professeurs avaient convoqué ma mère pour lui faire comprendre la bourse d’aide aux études que vous m’avez accordée. Ils lui disaient que votre bourse était de 4800 bahts par an ; ma mère a demandé que l’école garde cette somme d’argentque je n’utiliserai que lorsque j’en aurai besoin.
Je vous remercie de m’offrir cette chance. Enfin je prie le Dieu du monde entierpour que vous soyez heureux et que vous viviez parmi nous le plus longtemps possible.
Respectueusement,
Jin
Mlle Manita PUNDEE
Un petits mots de son parrain: Bonjour les amis!
En panne d'ordinateur durant plus d'une semaine je viens d'ouvrir le courrier. Grande surprise en lisant le courrier de Manita, nous avions les larmes aux yeux. Pour le courrier vous pouvez bien sûr le mettre sur le blog sans problème nous aimerions avoir un courrier de ce genre chaque jour.
Avez vous pensé à emporter le petit sac que nous vous avions laissé lors de la réunion de juin, je pense que oui sinon se sera pour le prochain voyage. Nous vous ferons parvenir un courrier à lui remêttre en février ainsi qu'un chèque pour son noêl. Signé, Jean-Pierre
Ce premier séjour 2008 a été riche en émotions : nous avons fait connaissance avec les 33 nouveaux enfants parrainés et nous avons accueilli successivement deux groupes venus de France
Le 15 janvier arrivaientnospremiers voyageurs, tous membres de la maison de la coiffure de la Sarthe et parrains de plusieurs enfants : Mme Lilian Maingar, présidente , Mme Maïté Bernier, vice-présidente et son épouxJean, Mme Marie-Christine Morillon, membre, et Mme Maryline Santol, attachée de direction auprès de la maison de la coiffure et de son centre de formation d’apprentis.
Nous avons visité la capitale ensemble pendant deux jours, découvrant son intense trafic automobile, et sa pollution, mais aussi ses marchés flottants et ses quartiers traditionnels.
Le 18 au matin, notre groupemontait dans le minibus conduit par « Torm ». Destination, le village natal de Montri « Ban Makhamtao » à 170 km de là.
Premier arrêt au bout de 60km : Aythaya, ancienne capitale détruite voici trois siècles lors d’une invasion birmane. Visite qui serait, certes passionnante, mais nos voyageurs viennent de parcourir 10 000kmpour rencontrer leurs filleuls et quelque soit l’intérêt des explications leur cœur est déjà à Makhamtao.
Deuxième arrêt : Lopburi où nous entrons dans un grand magasin – nousle découvrons- pour acheter des cadeaux destinés aux enfants. Pour nous : une voiture téléguidée et une poupée. Pour nos parrains, tee-shirts, robes et sous-vêtements – Au fait, quelle est la taille des filleuls ? Pris d’une grande « fièvre acheteuse », les parrains doivent être un peu cadrés : nous leur accordons 1h30afin de pouvoir arriver de jour au village. Dehors le thermomètre affiche 32 mais l’intérieur est climatisé !Leurretour au minibus,croulant sous les sacs dans lesquels ils ont aussi glissé cahiers et crayons, arrache un petit sourire à « Torm ». Déballage dans le véhicule. « Montri », crois-tu que ce sera assez grand pour mon petit protégé « Héro » ? Elles ont fait des folies.
Autre arrêt pour un petit tour dans l’ancien palais de la cité duRoi Narai . Nouvel environnement ; nous voici dans les rizières ; nous quittons la départementale et arrivons à Ban Sataey . « Leur » école est là , encore en chantier, tout béton ; nous roulons au pas ; les questions fusent. L’ancienne école construite en boiset si confortable en cas de canicule, a succombé voici une dizaine de mois, victime de l’appétit des termites.
Nous traversons Ban Sataey- eh non, ce n’était pas encore Ban Makhamtaomais comment le savoir quand on ne lit pas l’alphabet thaï ! A la sortie du village, dans la rizière etdûment gardés, pataugent un millier de canards ; la seconde culture de riz se prépare en parfaite symbioseavec les volatiles, heureux d’y patauger : ils y trouvent leur pitance, fertilisent le sol de leurs déjections – et finiront en canards laqués !
Et soudain, à l’horizon, une masse vert foncé se détache du vert tendre des jeunes pousses de riz. Le village : enfin ! Le village raconté dans le livre « Montri, fils d’unpaysan thaï » Depuis 20 ans Marylinem’entendait lui conter sonhistoire – depuis un an elle préparait ce voyage ; elle rêvait de le connaître et il est là à portée d’yeux, à portée de cœur !
Nous sommes accueillis dans la maison familiale de Montrioù chacun doit trouver ses repères en dépit de la fatigue. Naree, sœur de Montri a préparé les lits ; il nous reste à mettre les draps. Douche, froide !, puis repas du soir, éclairés par un faible néon. (Un repas coûte entre 1€ et 1.50 €) . Une bonne nuit nous fera le plus grand bien.
Après la bruyante Bangkok, quel plaisir d’entendre le pépiement des oiseaux. Il faudra composer avec le chant matinal des coqs, lespétarades des vélomoteurs, heureusement peu nombreux et les aboiements des chiens, fidèles et efficaces gardiens des maison sur pilotis ; ils se promènent en toute liberté dans les rues. Quant ausamedi matin, comme tous les samedis,réveil tonique assuré par le Tino Rossi local, précédant le bulletin d’informationsde la semaine écoulée .
Après une bonne nuit de repos, re-douche froide, puis petit déjeuner et enfinvisite au vieux tamarin, huit fois centenaire :géant fatigué, il s’éclaircitd’année en année et son feuillage ne tamise plus le soleil .
C’est jour de marché : légumes et boucherie. Les mouches attirées par l’odeurse posent sur la viande et le boucher a fort à faire pour les chasser en agitant un bâton au bout duquel il a fixé un sac en plastique.
Séance photos avant de partir pour l’école en minibus .En cette fin de matinée, lesenfants les plus jeunes arrivent à la cantine - il s’agit d’un bâtiment provisoire ; l’autre devant être opérationnel dans les deux mois à venir. Le directeur, Mr Narong Hasap et ses collaborateurs nous accueillent chaleureusement ;Montri fait les présentations.
Conduits par leurs enseignants, les enfants parrainés arrivent- quelle émotion pour les quatre marraines et leurs filleuls. Les larmes que ne peut retenir Marie-Christine sont communicatives. Informés de nos coutumes, les enfants se laissent toucher– en Asie on n’a jamais de contact épidermique.
Films, photos, petit discours des enfants puis de Montri.
Le sporting club de Marolles nous ayant offert trois jeux de maillots verts et blancs, il s’ensuit alors, dans les rires, une séance d’essayage. On déjeunera donc, aux couleurs du SCM puisque,afin de marquerson passage la Maison de la Coiffure du Mans,offre le repas aux 148 enfants ainsi qu’à tous les invités : 180 personnes en tout. Repas de fête !Glace au dessert !
Coût : 150 € !Quelques femmes de Makhamtao sont venues bénévolement pour aider au service.(Nos visites ont toujours lieu sur un temps de repas pour ne pas perturber les cours ; nous avons donc, cette fois, joint l’utile à l’agréable.)
Que d’étonnement pour les enfants , âgés de 8 à 12 ans - ces « farangs » venus du bout du monde, pour lesvoir, doivent être très riches ! Et puis, quelle drôle de couleur de peau : toute blanche ! Et ces yeux ronds et clairs ! Et ces cheveux couleur de paille ! Et cette curieusehabitude qu’ils ont de vouloir nous toucher !
Pour le lendemain, rendez-vous est pris :nous irons rencontrer les filleuls dans leur cadre de vie familial.
L’après-midi est consacré à la visite de Ban mipuis du temple en teck au pied de la montagne aux 1500 marches « Kao Wongphachan » - Retour au village :il fait encore 30 degrés et la douche paraît friskette ! Dîneret plaisir de goûter les saveurs de la cuisine thaïlandaise .
Deuxième nuit au village : en dépit de la chaleur, on apprécie la souplesse des matelas et les bruits de la nuit semblent déjà plus familiers.Au réveil, petite réminiscence de notre pays : une bonne odeur de café et même pain grillé et beurre- le beurre, produit de luxe, importé de Nouvelle Zélande,que la cuisinière a réussi à trouver.
Le minibus nous attend pour la visite des protégés de nos amis : demaison en maison, de famille en famille, lesparrains découvrent leur vie quotidienne. Certains sont orphelins . Les voisins viennent en curieux : on vient voir ces gens si bien habillés, guidés par quelqu’un qui a l’air d’être thaï et qui, pourtant s’embrouille parfois dans la langue ! Bien sûr, notre visite était attendue : tout est propre mais, si on peut masquer la saleté, la pauvreté, elle, ne se dissimule pas !
Nos amis veulent offrir à ces enfants une journée de loisir. Avec notre minibus et guidés par Sompop , neveu de Montri,qui servira aussi d’interprète,ils partent pour le zoo de Lopburià 30 km du village. Pendant ce temps Montri et moi-même irons visiter une quinzaine d’autres enfants parrainés, de maison en maison, de misère en misère ! Nous mesurons mieux l’utilité de notre action -là-bas à 170 km, Bangkok la ville-vitrine, icila pénibilité des rizières , la pauvreté et parfois, l’alcoolisme. Une institutrice nous accompagne : elle connaît chaque famille, nous guide, nous conseille- attention de ne pas donner trop d’argent aux enfants de la part des parrains restés en France ; il pourrait ne pas leur profiter. Il est plus judicieux d’en confier une partie à l’écolequi redistribuera tout au long de l’année,en remboursant des achats utiles à l’enfant et à lui seul.
Le soir, nous rentrons , épuisés mais heureuxde retrouver le groupe, ravi de sa sortie au zoo : les enfants en ont pleinement profitéet c’est à qui vantera l’exceptionnel éveil de son filleul !
Montri et moi sommes peu loquaces : la misère, ce n’est pas facile à « dire » !
18h30 : à cette époque de l’année,la nuit tombetrès vite. Avant le dîner, nous devons faire les bagages, pour être prêts à partir dès l’aube, pour le nord, en passant par Sukhotai, l’ancienne capitale, Chiangmai et Chiangrai. Nous partonsen direction de la frontière birmane et du Laos, vers le triangle d’or ; ensuite nousredescendronsle long du Mékong jusqu’àHua Hin, notre point de chute.
Tout est prêt pour le départ. « Hero », le petit protégé de Marie-Christineest là pour les adieux : la marraine est en larmes, le garçon a du mal à comprendre. Je dois luiexpliquerla tristesse qu’elle ressent.Nous partons , silencieux ;les sentiments n’ont à ce moment besoin d’aucune parole pour s’exprimer.
De retour à Bangkok au terme de notre périple,nous avons parcouru 2500 km .
« Qu’est ce qui vous a le plus marqués ? » demandé-je
Réponse instantanée et unanime : « Le village de Makhamtao »
Phariwat en T-shirt noir, avec sa famille et Somport (frère de Montri) en octobre 2007 Phariwat prépare la cérémonie de la remise de son diplôme d'université
Lettre de Phariwat, le 03/12/2007จดหมาย ของปริวัฒน์วันที่3/12/2007
Bonjour Papa Loïc, Maman Odile et toute la famille สวัสดีครับ คุณพ่อสูอิ๊ก คุณแม่โอดีนส์ และครอบครัว
Comment allez-vous ? Pour moi et ma famille tout va bien. Pardonnez-moi de ne pas vous avoir écrit plus souvent. En ce moment je travaille beaucoup afin d’économiser de l’argent pour la cérémonie de la fête de la remise du diplôme. Je suis en période d’essai et mon employeur m’a envoyé faire un stage à Nakhon Prathom (près de Bangkok) pour un mois. Si tout va bien, je retournerais travailler à Lopburi, (ma région). Pour le jour de la remise de mon diplôme, il n’y pas encore de date de fixée, à cet effet, chaque université fait la queue pour avoir une date de libre en fonction des disponibilités Royales. Je pense que ce sera avant le 17 février 2008 comme a peu près tous les ans. C’est une vraie cérémonie, je serai obligé de faire des répétitions pendant trois jours. Je connaîtrai la date entre une semaine et un mois à l’avance.
Je suis très fier car ce sera la 1èrefois que j’aurai la possibilité de vous rencontrer et vous connaître. Le 25 décembre, le jour de Noël, partirez-vous quelque part ? Pour le 1e de l’an, je n’ai rien à vous offrir sauf une petite carte pour vous souhaiter, à vous et à votre famille d’être heureux, en bonne santé et dans le succès.Que Dieu vous protège.
Je serai à la maison (au village) le 28 décembre pour 6 jours jusqu’au 2 janvier pendant mes vacances. L’hiver a commencé en Thaïlande. Pour mon travail, tout va bien et j’ai de bons collègues.
Pour finir, Joyeux Noël, amusez-vous bien. N’oubliez pas de venir pour la remise de mon diplôme. Ecrivez-moi. Je serai heureux de vous rencontrer et vous connaître pour de vrai. Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi. A très bientôt, j’espère… !
Phariwat devant la maison familiale en compagnie de son père, sa soeur (chemisier à carreaux) et deux autres enfants parrainés par notre association.
Voici la lettre de Phawit en 1996
La traduction:
Phariwat Moungmayดูคำแปลข้างล่างนี้
48 MOO 2 Ban Makhamtao
Khangsaikao
Ban Mi, Lopburi
Janvier 1996
J’ai 11 ans, je suis dans la classe de P.5 (CM2). Mon niveau d’examen est (de 60% à 69%). J’aimerais bien continuer mes études mais ma famille n’a pas assez d’argent, Pour cette raison je vous écris afin de trouver d’une famille en France pour qu’elle puisse me donner une bourse d’aide aux études. Mon père et ma mère sont pauvres. J’aiaussi un petit frère.
APPRECIATION DE SOMPORT (Frère de Montri) ความเห็นของคุณ สมโภชน์ พี่ชายของ มนตรี
« ET », est son surnom, son père travaille comme journalier. Sa mère n’est pas en très bonne santé. Ils n’ont pas de maison, mais grâce à leur oncle qui est parti travailler à Bangkok, il leur a mis sa maison à leur disposition. Ils ont deux enfants (en 1996), Phariwat est l’aîné. Son père est, comme le père de Boonyeun, sa misère est telle qu’il se console malheureusement dans la boisson ! : BOONYEUN,une jeune fille (dans notre ouvrage), qui a été parrainée par notre ami THEIRRY, elle a obtenu son BAC Professionnel grâce de cette bourse. Ensuite, Boonyeun a pu continuer sonBTS en travaillant et avec l’aide de sagrande sœur.
Phariwattrouva Odile et Loïc CHERBONNEL, une famille de trois enfants (que des filles), pour parrains : comme nous n’avons pas de garçon dans notre famille, Phariwat sera notre fils d’adoption, disait Odile. Sa bourse d’aide aux études a commencé en 1996. Avec cette famille très généreuse, Phariwat a pu faire de hautes études comme il l’avait souhaité, mieux encore, vous allez comprendre pourquoi… !
En 2007, Phariwattermine ses études avec succès. Il seraprésent à la cérémonie de la remise du diplôme en février. Sans que nous le sachions, il partageait sa bourse avec son jeune frère qui vient de terminer à son tour son BAC Professionnel.Nous sommes très heureuxpour lui et sa famille. Tous nos félicitations au Jeune diplômé. Quant aux parrains, ils seront présents pour ce jour J… ! Ce serala première fois qu’ils se rencontreront.
Avec nos remerciements à: 1, Dominique Crozas, Président de l'association Petit Elephant pour l'aide à réaliser ce blog. 2, Catherine Pérot, Présidente de l'association Orchidée Adoption pour faire connaître notre ouvrage 3, Jean-Emmanuel François, et Marie-Claude Chevrier, nos correcteurs 4, des Parrains et Marraines des enfants de Makhamtao 5, Les Amis du Vieux Tamarin